11.3.13

Nouvelles options dans le traitement de l’obésité

Deux alternatives dans le traitement de l’obésité


Le Programme de gestion globale du poids de Montréal est maintenant disponible de deux façons différentes: avec des rencontres en clinique ou virtuellement.

Nous sommes uniques dans le  traitement de l’obésité. Nous offrons un large éventail d’options qui conviennent aux personnes de tous âges et aussi, qui correspondent de façon personnalisée à tous les degrés de surcharge pondérale.

Qu’un individu pense à la chirurgie bariatrique, qu’il ait besoin de support pour mieux prendre soin de son syndrome métabolique (ou tout autre problème physique), qu’il soit à la recherche d’une diète structurée ou d’un programme d’exercices ou qu’il veuille travailler sur les pensées, les sentiments et les comportements avec une thérapie cognitivo-comportementale, notre programme peut vraiment aider de façon très efficace.

Nous offrons une évaluation globale et une planification du traitement souhaité. De plus, maintenant, pour la première fois, nous offrons nos services de façon virtuelle. L’évaluation globale et le coaching  en ligne peuvent permettre à tous de bénéficier de nos services spécialisés sans la nécessité de se rendre à la clinique.

Nous avons réussi à combiner notre évaluation et les procédures de traitement afin de développer une plate-forme de coaching en ligne. De cette façon, nous pouvons fournir les bonnes informations et interagir avec nos patients en temps opportun. Cela permet à ces derniers de s’exprimer et par le fait même, à obtenir une rétroaction rapide de la part des thérapeutes.

La plate-forme de coaching nous permet de vivre une forme de communication « asynchrone » avec nos patients, de sorte que nous n’avons pas à planifier des rendez-vous. Ceci est similaire à la messagerie électronique, mais nous encadrons la communication selon une structure pré-établie (c’est-à-dire selon des thèmes et des questions spécifiques).  Cela nous permet d’offrir une expérience en ligne standardisée.  Le programme en ligne a été conçu pour s’harmoniser parallèlement avec les programmes d’évaluation et de traitement offerts dans notre clinique.


email: montrealcomprehensive@gmail.com

Sommet National sur l’Obésité 2013

J’attends avec impatience le troisième  Sommet National sur l’Obésité qui aura lieu au début du mois de mai à Vancouver. C’est une grande chance pour moi d’aller échanger avec mes pairs qui oeuvrent de différentes façons dans le domaine de l’obésité. C’est enrichissant de vivre cette expérience réunissant des professionnels de  diverses disciplines et de contextes de travail différents. En fait, c’est impressionnant de constater combien de personnes  talentueuses partagent leurs qualités intellectuelles pour travailler à résoudre le problème de l’obésité au Canada. On ne peut pas avoir meilleure preuve concrète de l’énergie déployée à guérir l’obésité à l’échelle nationale que lors du Sommet. Félicitations à tous les organisateurs qui réunissent toutes les expertises du pays dans le but de mettre ensemble toutes les bonnes idées et les faire fructifier.

J’aborderai deux thèmes  au Sommet. Lors d’une séance « Clinique-Focus », je réaliserai une présentation avec Caroline Larocque : La relation thérapeutique dans le traitement de l’obésité. Nous ouvrons une perspective importante au niveau de la recherche de traitements. Nous allons au-delà de l’examen typique des résultats de la perte de poids, nous examinons le rôle de l’interaction patient-thérapeute et comment ce processus peut avoir une incidence sur le résultat.

Dans une seconde présentation, avec Maurice Larocque et Laurent Legault, je parlerai de notre travail sur la validation  d’un  nouveau dispositif d’évaluation de l’obésité chez les adolescents.

Le nouveau questionnaire en ligne, que nous appelons le BNI (pour Behaviour-Nutrition-Index) peut être utilisé comme un appareil de dépistage dans la population adolescente pour évaluer le risque de problèmes comportementaux et affectifs. La BNI fournit une mesure d’un certain nombre de variables qui sont importantes pour la gestion du poids, ainsi que d’autres variables reliées à l’ajustement émotif et interpersonnel en général.

Je reviendrai partager avec vous mon expérience au Sommet National de Vancouver. Pour le moment, j’espère le beau temps !

Stephen Stotland, Ph.D.

1.11.12

La pratique et le parfait contrôle du poids


Essayons de définir ce que signifie «la pratique» du contrôle du poids.

Tout d'abord, comme pour toute autre pratique, elle prend sa source dans le désir d'améliorer quelque chose, dans une intention de changement, dans un but.  En d'autres termes, nous débutons en considérant la qualité et l'orientation de la motivation.

Le progrès résulte de la transformation de la motivation en action... tout en maintenant une pratique constante.

Plus nombreux sont les efforts déployés à améliorer les habitudes alimentaires et les exercices, meilleurs seront les résultats du contrôle du poids.  C'est vrai autant sur une base à court terme qu'à long terme.
 
De la pratique émergent la  conscience de soi, la connaissance, les compétences et le plaisir.
 
Selon notre point de vue, la pratique régulière conduit à l'intégration de la motivation et du changement des habitudes de vie, ce qui donne lieu à de meilleurs résultats au niveau de la perte de poids.
 
Pratiquez! Pratiquez! Pratiquez!

22.2.11

Avec ou sans Optifast, voilà la question…

Pourquoi voudriez-vous délaisser la nourriture pour un repas liquide de remplacement? Il y a actuellement plusieurs raisons pour lesquelles ce serait une bonne idée. Dans certains cas, Optifast est utilisé pour atteindre des buts de perte de poids à très court terme, par exemple, pour les patients se préparant à une chirurgie à l’intérieur de laquelle la perte de poids peut réduire les risques et accélérer le rétablissement ( chirurgie bariatrique, chirurgie gastro-intestinale, etc.). Cette méthode efficace de perte de poids peut aussi être utilisée par des femmes qui veulent augmenter leurs chances de devenir enceintes dans un contexte de traitement de fertilité. Mais l’utilité la plus commune de l’Optifast est qu’il fait partie d’un programme de gestion du poids supervisé médicalement. Dans ce cas, l’utilisation d’un substitut de repas est la première étape d’une approche à phases multiples. Dans la présente discussion, nous allons examiner le rôle de l’Optifast dans le programme que nous offrons à notre clinique.

Premièrement, décrivons brièvement le produit. Optifast est un substitut de repas qui peut être utilisé comme remplacement total de la nourriture, puisqu’il fournit toute la nutrition de base nécessaire et ce, avec très peu de calories. La version canadienne contient 900 calories par jour. Cela ne semble pas beaucoup (n’est-ce pas), mais la formule fournit les quantités adéquates de protéines, de gras et d’hydrates de carbone à une personne de constitution moyenne—la supervision médicale est nécessaire, parce que dans certains cas, les besoins peuvent être différents d’une personne à une autre.

Dans notre programme, Optifast est offert comme étant un “choix” parmi plusieurs options différentes de traitements. La raison principale pour laquelle un individu pourrait choisir cette voie est pour sa simplicité et son efficacité. En d’autres mots, prendre 4 repas liquides (boissons frappées) à des intervalles de 4 heures durant une journée est une procédure claire et facile et, en consommant si peu de calories, le résultat de perte de poids peut être phénoménal. Donc, plusieurs patients choisissent cette approche parce qu’ils deviennent très rapidement et fortement motivés face à une perte de poids très rapide dans un contexte structuré et sécuritaire.

Bien entendu, laisser tomber la nourriture ne se fait pas sans certains coûts. C’est une méthode pratique et non pas une méthode gastronomique. Le goût du repas liquide de remplacement n’est pas particulièrement savoureux. La plupart des gens s’adaptent assez rapidement, trouvant des façons de préparer la boisson avec une saveur qu’ils apprécient, d’autres parviennent même à l’aimer nature. Il y a aussi certains inconvénients sociaux, comme ne pas pouvoir partager un repas avec d’autres personnes, ou avoir à cuisiner sans pouvoir manger ce que nous avons préparé. Physiquement, il y a aussi une période d’adaptation à court terme. Pendant quelques jours, certaines personnes peuvent se sentir fatiguées ou ressentir la faim. Ces désavantages sont à court terme. Cependant, ils sont facilement gérables par la plupart des gens.

Certaines personnes sont sceptiques à propos des effets à long terme par rapport à l’utilisation du substitut de repas et ce, pour de bonnes raisons. Une d’entre elles est de ne pas pouvoir utiliser un tel produit éternellement. Qu’arrive-t-il lorsqu’on cesse de le consommer ? Dans plusieurs cas, les individus qui utilisent un tel produit perdent du poids de façon considérable et lorsqu’ils recommencent à manger, ils reprennent rapidement les livres perdues. Ils finissent par se sentir déçus et découragés et, naturellement, remettent en question la valeur de ce produit. Le point est le suivant : la consommation isolée d’un substitut de repas n’a absolument aucune utilité à long terme. La plupart des personnes ont besoin d’un support professionnel pour les guider à recommencer à manger et, un changement de comportement à long terme est nécessaire pour assurer le maintien de la perte de poids.

Donc, pourquoi ne pas refuser le produit “artificiel” et tout de suite choisir de travailler sur le changement du comportement? Cela fonctionne assurément pour certaines personnes, mais pour d’autres, l’option simple, structurée et efficace de la phase initiale de substitution des repas est une très bonne façon d’entamer le processus. Dans un programme de traitement bien planifié, la transition vers le retour à la nourriture est lente, et laisse au patient le temps de trouver une façon de manger (et de faire de l’exercice) qui correspond à ses préférences et à son style de vie.

C’est une question complexe qui doit être discutée avec des professionnels de la santé, ces personnes vous offrant le support nécessaire dans vos efforts déployés pour perdre le poids désiré. Il n’y a pas une approche convenant à tout le monde, donc continuez d’en envisager les différentes possibilités jusqu’à ce que vous puissiez choisir celle qui sera la meilleure pour vous.

Stephen Stotland, Ph.D.

31.1.11

Le processus et le résultat

Toujours concentré sur le résultat….J’ai perdu combien de livres?

Ne pas se souvenir que le résultat est simplement l’aboutissement du processus,
Si facile à oublier au début lorsque la perte de poids est si rapide et si gratifiante.

Mais la réelle astuce est de passer au travers
des premières phases de la perte de poids
comme au travers des dernières

tout en apprenant au fil du temps

une variété de comportements, d’habitudes et de styles de vie
qui rendront facile le maintien du poids perdu.

Ironiquement, la façon de réaliser une meilleure perte de poids à long terme
est de se concentrer davantage sur le processus
et moins sur le résultat.

Si nous regardons les nombres
et déterminons combien de calories sont nécessaires
pour maintenir
notre poids actuel
en comparaison avec le poids désiré,

et en considérant les modèles d’activités
associées à chaque stade,

nous pouvons avoir une bonne idée
de ce qui doit être accompli..

Par exemple,
nous pourrions devoir apprendre à manger
400 calories de moins chaque jour.

Ne pas oublier
une question supplémentaire
bien plus importante:
Comment
atteindre le point où agir deviendra
facile ?

Quand nous regardons
les nombres
sous cette perspective,
c’est moins effrayant,
c’est davantage un problème pratique.

Et les problèmes pratiques ont toujours des solutions pratiques….

Bien qu’il ne faille pas oublier que la découverte de ces dernières puisse prendre du temps
aussi bien que développer un esprit ouvert
du courage
de l’estime de soi
et, naturellement, de la persévérance.


Stephen Stotland, Ph.D.

13.3.10

Parlons des troubles alimentaires

Les désordres alimentaires sont des habitudes autodestructrices. La manière de manger devient de plus en plus le centre de la pensée et de la vie de la personne souffrante.

Ainsi, plus la personne progresse activement dans la sévérité de son trouble alimentaire, plus elle devient « restrictive » et/ou « impulsive » dans sa consommation de nourriture et dans son comportement lors des exercices. De ce fait, son état émotionnel général est négativement affecté de plus en plus.

Le contrôle du poids associé à un trouble alimentaire actif est caractérisé par des degrés variables de restriction et de désinhibition/compulsion, et à des buts de perte de poids extrêmes. Différentes combinaisons de modèles d’anorexie et de boulimie sont possibles.

Lorsque les personnes se rétablissent de troubles alimentaires, elles deviennent plus flexibles et modérées dans leurs intentions face à la consommation de la nourriture et dans leur comportement. Le patient rétabli reste, cependant, plus concerné par son poids et plus restrictif dans l’acte de manger comparativement à la personne ne souffrant pas du trouble alimentaire. Cependant, il y a une augmentation significative du degré de modération et de l’intégration du changement de comportement.

Lors du rétablissement, les changements de poids et d’attitude face à la nourriture sont également en corrélation avec des changements significatifs de l’humeur, de la satisfaction de la vie, de l’estime corporelle et de la façon de faire face aux aléas du quotidien.

Un fait étonnant concernant la personne souffrant d’un trouble alimentaire est qu’elle poursuit sa série d’actions en sachant qu’elle vivra des conséquences négatives mais reste ancrée dans son désordre, comme dans une dépendance. C’est pourquoi on ne peut pas traiter un trouble alimentaire en prescrivant une diète, ou même, par l’hospitalisation, sans prendre en considération et agir sur l’ironie essentielle du problème. On aide quelqu’un à gagner la conscience de soi et à faire face aux problèmes émotionnels. Ainsi, le patient trouvera sa propre motivation pour changer.

Comme Bruch et, plus tard, Garner et Garfinkle précisent, il y a une importante causalité dans le maintien du désordre qui procure un sentiment d’inefficacité, voire de défaite, allant même au désespoir. La personne utilise des moyens désespérés pour s’organiser au service d’un but, même si ce dernier procure de très négatifs effets secondaires. À moins que la personne puisse surmonter les sentiments négatifs généraux par rapport à elle-même, elle ne sera pas capable de se motiver pour se rétablir de son trouble alimentaire. Le but du rétablissement doit devenir plus fort que l’attirance envers l’habitude négative du désordre.

Lorsque la motivation de rétablissement croît et que le changement du processus se met en place, la restriction et l’impulsivité des pensées et comportements face à la nourriture se normalisent.

Finalement, c’est important de se rappeler que se rétablir d’un trouble alimentaire est un processus à long terme. Le rétablissement devrait être mesuré en terme de plusieurs années.

Stephen Stotland, Ph.D.

Comprendre les étapes de contrôle du poids

Les étapes de contrôle du poids définissent le processus de changement comportemental comme étant continu et discontinu. En d’autres termes, les changements surviennent à chaque étape mais aussi, entre les étapes.

Par exemple, pendant l’étape de contemplation, la personne va graduellement devenir plus convaincue de ses intentions et plus prête à mettre en application son plan d’action en voyant davantage les raisons de faire des efforts plutôt que de ne pas en faire.

Pendant l’analyse du pour et du contre et des probabilités de succès du changement de comportement, la personne deviendra confiante à faire le changement, la décision sera fermement prise et il en résultera un plan d’exécution. C’est le moment où la personne passera de l’étape de contemplation à celle de l’action.

Au début du stade de l’action, il y a une longue période d’apprentissage pendant laquelle la personne acquerra les aptitudes et les connaissances – évidemment, il y a différents types de comportements à changer (comme pour devenir médecin ou architecte) où le stade action/apprentissage est très long ; nous pouvons dire la même chose en « se rétablissant de l’obésité » (autrement connu sous l’expression « gestion du poids »).

Au début du “stade novice”, la personne bénéficie d’une structure claire et de feedback. Comme les nouvelles habitudes alimentaires et sportives sont établies, il en résulte la possibilité d’atteindre le poids désiré et la constatation des changements du corps. La structure peut être modifiée, laissant plus de flexibilité au stade intermédiaire.

Après 3-6 mois de constance au niveau de la consommation de nourriture et de la rigueur dans les exercices, l’individu devrait avoir atteint « l’étape intermédiaire » qui stabilise les habitudes et procure une flexibilité adéquate. À ce stade, la personne est assez confiante dans le contrôle de son poids et n’est pas perturbée par les variations situationnelles du comportement. Ainsi, si la personne mange plus ou moins d’aliments « nutritifs » lors de certaines occasions, il y aura toujours un degré de modération ce qui, en conséquence, remplacera la peur, la frustration ou la culpabilité en satisfaction, en résilience et en confiance.

Éventuellement, avec suffisamment de pratique et d’expérience, une personne peut atteindre « l’étape de maîtrise » où les nouvelles habitudes deviennent entièrement automatiques et sont, en quelque sorte, une seconde nature. Dans ce stade, il y a encore place à l’amélioration pour atteindre le « stade expert ». Dans ce dernier, la personne peut développer de nouvelles idées et peut aussi enseigner aux autres. Ainsi, l’expert en contrôle du poids est arrivé à maîtriser son propre poids et peut aider les autres à faire la même chose. Plusieurs experts en contrôle du poids ont surmonté d’abord leurs propres problèmes.

Les étapes de contrôle du poids incluent l’étape de non motivation, l’étape de contemplation, l’étape de l’individu concerné mais désengagé et les étapes novice, intermédiaire, maître et expert.

Le traitement requiert une connaissance et une compréhension des étapes. Différentes stratégies sont appropriées pour les différents stades, mais ce qui est nécessaire, c’est le regard sur le degré de progression de l’individu dans son propre apprentissage.

Si le but du traitement est de créer des “experts”, l’approche devrait dépasser largement les diètes et les programmes d’exercices. Elle doit viser une analyse profonde de la motivation, des habiletés, des attitudes et de l’autorégulation du processus.

Évidemment, une personne ne peut pas devenir experte sans d’abord avoir été novice, intermédiaire et maître. C’est un processus, même un passionnant voyage.

Les 7 stades de contrôle du poids sont un guide pour le développement individuel.

Pour en savoir plus au sujet de ma recherche sur les 7 étapes, visitez notre page virtuelle:         Resultats de Sondage

Stephen Stotland, Ph.D.