Tuesday, February 22, 2011

Avec ou sans Optifast, voilà la question…

Pourquoi voudriez-vous délaisser la nourriture pour un repas liquide de remplacement? Il y a actuellement plusieurs raisons pour lesquelles ce serait une bonne idée. Dans certains cas, Optifast est utilisé pour atteindre des buts de perte de poids à très court terme, par exemple, pour les patients se préparant à une chirurgie à l’intérieur de laquelle la perte de poids peut réduire les risques et accélérer le rétablissement ( chirurgie bariatrique, chirurgie gastro-intestinale, etc.). Cette méthode efficace de perte de poids peut aussi être utilisée par des femmes qui veulent augmenter leurs chances de devenir enceintes dans un contexte de traitement de fertilité. Mais l’utilité la plus commune de l’Optifast est qu’il fait partie d’un programme de gestion du poids supervisé médicalement. Dans ce cas, l’utilisation d’un substitut de repas est la première étape d’une approche à phases multiples. Dans la présente discussion, nous allons examiner le rôle de l’Optifast dans le programme que nous offrons à notre clinique.

Premièrement, décrivons brièvement le produit. Optifast est un substitut de repas qui peut être utilisé comme remplacement total de la nourriture, puisqu’il fournit toute la nutrition de base nécessaire et ce, avec très peu de calories. La version canadienne contient 900 calories par jour. Cela ne semble pas beaucoup (n’est-ce pas), mais la formule fournit les quantités adéquates de protéines, de gras et d’hydrates de carbone à une personne de constitution moyenne—la supervision médicale est nécessaire, parce que dans certains cas, les besoins peuvent être différents d’une personne à une autre.

Dans notre programme, Optifast est offert comme étant un “choix” parmi plusieurs options différentes de traitements. La raison principale pour laquelle un individu pourrait choisir cette voie est pour sa simplicité et son efficacité. En d’autres mots, prendre 4 repas liquides (boissons frappées) à des intervalles de 4 heures durant une journée est une procédure claire et facile et, en consommant si peu de calories, le résultat de perte de poids peut être phénoménal. Donc, plusieurs patients choisissent cette approche parce qu’ils deviennent très rapidement et fortement motivés face à une perte de poids très rapide dans un contexte structuré et sécuritaire.

Bien entendu, laisser tomber la nourriture ne se fait pas sans certains coûts. C’est une méthode pratique et non pas une méthode gastronomique. Le goût du repas liquide de remplacement n’est pas particulièrement savoureux. La plupart des gens s’adaptent assez rapidement, trouvant des façons de préparer la boisson avec une saveur qu’ils apprécient, d’autres parviennent même à l’aimer nature. Il y a aussi certains inconvénients sociaux, comme ne pas pouvoir partager un repas avec d’autres personnes, ou avoir à cuisiner sans pouvoir manger ce que nous avons préparé. Physiquement, il y a aussi une période d’adaptation à court terme. Pendant quelques jours, certaines personnes peuvent se sentir fatiguées ou ressentir la faim. Ces désavantages sont à court terme. Cependant, ils sont facilement gérables par la plupart des gens.

Certaines personnes sont sceptiques à propos des effets à long terme par rapport à l’utilisation du substitut de repas et ce, pour de bonnes raisons. Une d’entre elles est de ne pas pouvoir utiliser un tel produit éternellement. Qu’arrive-t-il lorsqu’on cesse de le consommer ? Dans plusieurs cas, les individus qui utilisent un tel produit perdent du poids de façon considérable et lorsqu’ils recommencent à manger, ils reprennent rapidement les livres perdues. Ils finissent par se sentir déçus et découragés et, naturellement, remettent en question la valeur de ce produit. Le point est le suivant : la consommation isolée d’un substitut de repas n’a absolument aucune utilité à long terme. La plupart des personnes ont besoin d’un support professionnel pour les guider à recommencer à manger et, un changement de comportement à long terme est nécessaire pour assurer le maintien de la perte de poids.

Donc, pourquoi ne pas refuser le produit “artificiel” et tout de suite choisir de travailler sur le changement du comportement? Cela fonctionne assurément pour certaines personnes, mais pour d’autres, l’option simple, structurée et efficace de la phase initiale de substitution des repas est une très bonne façon d’entamer le processus. Dans un programme de traitement bien planifié, la transition vers le retour à la nourriture est lente, et laisse au patient le temps de trouver une façon de manger (et de faire de l’exercice) qui correspond à ses préférences et à son style de vie.

C’est une question complexe qui doit être discutée avec des professionnels de la santé, ces personnes vous offrant le support nécessaire dans vos efforts déployés pour perdre le poids désiré. Il n’y a pas une approche convenant à tout le monde, donc continuez d’en envisager les différentes possibilités jusqu’à ce que vous puissiez choisir celle qui sera la meilleure pour vous.

Stephen Stotland, Ph.D.

Thursday, February 17, 2011

Mentir

C'est un sujet difficile, mais peut-être que c'est le moment de «faire face à la musique».

Tous les compulsifs jettent le blâme de leur comportement sur quelque chose... Quelque chose qu'ils persistent à dire être temporaire... Il y a toujours demain...Donc, ils se mentent à eux-mêmes... Ultimement, ils mentent aussi aux autres personnes... C'est inévitable lorsque la honte s'introduit, et la dissonance cognitive augmente pendant que le comportement devient de plus en plus secret... Et de ce fait, les mensonges et les déceptions sont nécessaires pour maintenir cette réalité secrète, ce qui est loin d'augmenter l'estime de soi ou la force nécessaire pour surmonter la compulsion.

Pourtant, le compulsif est différent du vrai dépendant... Le dépendant est loin de questionner ses habitudes, il n'éprouve pas ou presque pas de culpabilité... Sa dépendance est un besoin... Le dépendant ment d'une myriade de façons...

Le gourmand est une personne consacrant beaucoup d’amour à la nourriture, croyant qu'il est plus en amour avec la nourriture que tout le monde, qu'il est plus capable que les autres de ressentir du plaisir à travers l'acte de manger, etc. Il existe même une élévation puisqu'il attribue à la nourriture la place centrale dans sa personnalité, presque à un niveau spirituel. Le gourmand est, en conséquence, un dépendant qui habille les faits de façons socialement acceptables; en d'autres mots, c'est correct pour lui de manger autant, même nécessaire.... Le gourmand ment à propos de l'importance de manger, créant et défendant plutôt un style de vie déséquilibré, plus proche de la gloutonnerie que du fin palais d'un gourmet.

Le mollasson, communément appelé couch potato, est un autre type de compulsif...La compulsion est ici inactive et axée sur la paresse, si vous voulez... Pour cette personne, l'option la plus séduisante est celle qui demande le moins d'effort physique possible... Cette personne ment aussi, disant que c'est trop difficile de bouger, trop douloureux, que ça le coupe de tous les plaisirs. C'est un mensonge parce qu'il y a toujours la possibilité de s'améliorer ou de se réjouir. Mais le mollasson n'éprouve aucun besoin de progresser puisque tout doit rester confortable... Pourtant, dans le quotidien, on voit plusieurs personnes qui se rétablissent malgré toutes sortes d'incapacités physiques et de blessures puisqu'elles mettent en oeuvre l'intention, la détermination et la pratique persistante pour changer... Donc, c'est un mensonge de croire qu'il n'y a pas d'espoir et que la seule option est celle de l'habituel mollasson, soit celle de ne rien faire.

Chacun d'entre nous est un peu compulsif, dépendant, gourmand ou mollasson, engagé dans une variété de déceptions personnelles et dans différents types de mensonges.

Comment arrêter de mentir? De façon générale, cela prend un support quelconque.... parce que le menteur a besoin de faire confiance à au moins une personne. Il doit être honnête avec au moins une personne.... C'est tout ce qui est nécessaire.

Stephen Stotland, Ph.D.

Sunday, February 13, 2011

Rêveries philosophiques: la philosophie et le poids

Les enjeux philosophiques fondamentaux s’appliquent à la problématique du poids --  le mécanisme et la détermination par rapport  à la volonté d’agir de plein gré, l’esprit par rapport au corps….Mais encore une fois,  peut-être que ces énigmes philosophiques ne sont pas réellement faciles à résoudre…

L’homme en tant que machine, robot, ordinateur et processus biologique est un être sans direction autonome, sauf dans un processus de construction physique, comme dans les mécanismes de la pensée, de la perception et de la poursuite de buts précis. Ici, nous pensons  à des exemples d’autonomie  mécanique très lointains de la direction autonome  débordante de liberté. Une telle perspective en relation avec le poids pourrait suggérer que l’explication des problèmes de contrôle de ce dernier relève de processus reliés au physique tels la faim, la satiété, le désir, le plaisir, les  préférences, les impulsions et les besoins.  Ceci démontrerait  que la recherche vise à cerner l’anatomie du cerveau et de sa  périphérie par rapport à la chimie qui s’y opère. 

Pourtant, l’homme libre est autonome. Il adopte une direction de vie personnelle de façon consciente, et ainsi, il démontre une liberté au moins partielle (l’homme autonome ne renie pas la réalité  physique. Il ne croit pas que s’il agite ses bras il va voler, parce qu’il  a naturellement cette compréhension intuitive de la différence entre un humain et un oiseau)…

En conséquence, selon la perspective mentionnée plus haut,  l’espoir du gain de contrôle sur le poids relèverait d’une intervention physique comme par exemple : l’utilisation d’une drogue pour altérer un des facteurs nommés précédemment, ou une chirurgie pour les limiter ou les bloquer, ou un contrôle environnemental (changement des habitudes alimentaires, des activités, des conditions environnantes) pour réduire l’opportunité de maintenir un comportement malsain et augmenter ainsi les chances de développer un comportement sain.

Si nous mettons cette dernière perspective en relation avec le poids, nous suggérons qu’une importante partie de l’explication du contrôle du poids se trouve plutôt dans  une pensée consciente et dans un comportement autonome. Ainsi, les processus comme la faim, la satiété etc. sont influencés par des activités d’autorégulation. Le traitement devrait focaliser  sur l’entraînement à développer des habiletés autorégulatrices plus efficaces. Ceci débute en surmontant l’approche mécanique….comme cesser de penser être une victime d’aspects physiques qui sont en dehors du contrôle de soi, et  croire que la satisfaction est davantage reliée à la façon de voir les choses…

Si nous commençons en mangeant dans un état d’esprit  paisible, en ayant pris notre temps pour préparer un repas savoureux et équilibré, si nous avons mangé consciemment, en appréciant les saveurs de notre repas  tout en continuant à relaxer, et en étant satisfait avec une portion relativement petite, sachant que nous allons manger encore, et probablement bientôt ( !), nous allons certainement manger mieux, moins et ultimement, peser moins…. Ce même raisonnement s’applique aux exercices, parce que si  nous mettons l’importance sur le plaisir conscient de l’activité physique, nous allons naturellement basculer vers un style de vie plus sain et équilibré.

Donc, la philosophie est intimement reliée au poids puisque le noyau de tous les efforts est de le comprendre et de le contrôler. Nous voyons ainsi que la position philosophique imprègne la recherche sur le contrôle du poids. Nous l’abordons aussi au point de vue individuel, là où il y a un changement d’attitude basé sur la diminution de la pensée mécanique et sur l’augmentation de la pensée personnelle et autonome…

Mais à un autre niveau,  si nous faisons la synthèse des deux approches philosophiques, le succès du contrôle du poids demande l’utilisation de la pleine conscience pour graduellement modifier les automatismes et le raisonnement mécanique. Ainsi, éventuellement, les intentions et les habitudes deviendront  parfaitement alignées avec un comportement sain. La pratique et l’apprentissage conduiront magnifiquement à  la maîtrise et à l’expertise  et ce, dans tous les aspects de la vie. Et l’expertise signifie l’application de la connaissance et des habiletés dans le quotidien sans faire d’effort, laissant ainsi la possibilité à l’élan créateur d’émerger et de rejaillir autour de soi.

Monday, January 31, 2011

Le processus et le résultat

Toujours concentré sur le résultat….J’ai perdu combien de livres?

Ne pas se souvenir que le résultat est simplement l’aboutissement du processus,
Si facile à oublier au début lorsque la perte de poids est si rapide et si gratifiante.

Mais la réelle astuce est de passer au travers
des premières phases de la perte de poids
comme au travers des dernières

tout en apprenant au fil du temps

une variété de comportements, d’habitudes et de styles de vie
qui rendront facile le maintien du poids perdu.

Ironiquement, la façon de réaliser une meilleure perte de poids à long terme
est de se concentrer davantage sur le processus
et moins sur le résultat.

Si nous regardons les nombres
et déterminons combien de calories sont nécessaires
pour maintenir
notre poids actuel
en comparaison avec le poids désiré,

et en considérant les modèles d’activités
associées à chaque stade,

nous pouvons avoir une bonne idée
de ce qui doit être accompli..

Par exemple,
nous pourrions devoir apprendre à manger
400 calories de moins chaque jour.

Ne pas oublier
une question supplémentaire
bien plus importante:
Comment
atteindre le point où agir deviendra
facile ?

Quand nous regardons
les nombres
sous cette perspective,
c’est moins effrayant,
c’est davantage un problème pratique.

Et les problèmes pratiques ont toujours des solutions pratiques….

Bien qu’il ne faille pas oublier que la découverte de ces dernières puisse prendre du temps
aussi bien que développer un esprit ouvert
du courage
de l’estime de soi
et, naturellement, de la persévérance.


Stephen Stotland, Ph.D.

Saturday, March 13, 2010

Parlons des troubles alimentaires

Les désordres alimentaires sont des habitudes autodestructrices. La manière de manger devient de plus en plus le centre de la pensée et de la vie de la personne souffrante.

Ainsi, plus la personne progresse activement dans la sévérité de son trouble alimentaire, plus elle devient « restrictive » et/ou « impulsive » dans sa consommation de nourriture et dans son comportement lors des exercices. De ce fait, son état émotionnel général est négativement affecté de plus en plus.

Le contrôle du poids associé à un trouble alimentaire actif est caractérisé par des degrés variables de restriction et de désinhibition/compulsion, et à des buts de perte de poids extrêmes. Différentes combinaisons de modèles d’anorexie et de boulimie sont possibles.

Lorsque les personnes se rétablissent de troubles alimentaires, elles deviennent plus flexibles et modérées dans leurs intentions face à la consommation de la nourriture et dans leur comportement. Le patient rétabli reste, cependant, plus concerné par son poids et plus restrictif dans l’acte de manger comparativement à la personne ne souffrant pas du trouble alimentaire. Cependant, il y a une augmentation significative du degré de modération et de l’intégration du changement de comportement.

Lors du rétablissement, les changements de poids et d’attitude face à la nourriture sont également en corrélation avec des changements significatifs de l’humeur, de la satisfaction de la vie, de l’estime corporelle et de la façon de faire face aux aléas du quotidien.

Un fait étonnant concernant la personne souffrant d’un trouble alimentaire est qu’elle poursuit sa série d’actions en sachant qu’elle vivra des conséquences négatives mais reste ancrée dans son désordre, comme dans une dépendance. C’est pourquoi on ne peut pas traiter un trouble alimentaire en prescrivant une diète, ou même, par l’hospitalisation, sans prendre en considération et agir sur l’ironie essentielle du problème. On aide quelqu’un à gagner la conscience de soi et à faire face aux problèmes émotionnels. Ainsi, le patient trouvera sa propre motivation pour changer.

Comme Bruch et, plus tard, Garner et Garfinkle précisent, il y a une importante causalité dans le maintien du désordre qui procure un sentiment d’inefficacité, voire de défaite, allant même au désespoir. La personne utilise des moyens désespérés pour s’organiser au service d’un but, même si ce dernier procure de très négatifs effets secondaires. À moins que la personne puisse surmonter les sentiments négatifs généraux par rapport à elle-même, elle ne sera pas capable de se motiver pour se rétablir de son trouble alimentaire. Le but du rétablissement doit devenir plus fort que l’attirance envers l’habitude négative du désordre.

Lorsque la motivation de rétablissement croît et que le changement du processus se met en place, la restriction et l’impulsivité des pensées et comportements face à la nourriture se normalisent.

Finalement, c’est important de se rappeler que se rétablir d’un trouble alimentaire est un processus à long terme. Le rétablissement devrait être mesuré en terme de plusieurs années.

Stephen Stotland, Ph.D.

Comprendre les étapes de contrôle du poids

Les étapes de contrôle du poids définissent le processus de changement comportemental comme étant continu et discontinu. En d’autres termes, les changements surviennent à chaque étape mais aussi, entre les étapes.

Par exemple, pendant l’étape de contemplation, la personne va graduellement devenir plus convaincue de ses intentions et plus prête à mettre en application son plan d’action en voyant davantage les raisons de faire des efforts plutôt que de ne pas en faire.

Pendant l’analyse du pour et du contre et des probabilités de succès du changement de comportement, la personne deviendra confiante à faire le changement, la décision sera fermement prise et il en résultera un plan d’exécution. C’est le moment où la personne passera de l’étape de contemplation à celle de l’action.

Au début du stade de l’action, il y a une longue période d’apprentissage pendant laquelle la personne acquerra les aptitudes et les connaissances – évidemment, il y a différents types de comportements à changer (comme pour devenir médecin ou architecte) où le stade action/apprentissage est très long ; nous pouvons dire la même chose en « se rétablissant de l’obésité » (autrement connu sous l’expression « gestion du poids »).

Au début du “stade novice”, la personne bénéficie d’une structure claire et de feedback. Comme les nouvelles habitudes alimentaires et sportives sont établies, il en résulte la possibilité d’atteindre le poids désiré et la constatation des changements du corps. La structure peut être modifiée, laissant plus de flexibilité au stade intermédiaire.

Après 3-6 mois de constance au niveau de la consommation de nourriture et de la rigueur dans les exercices, l’individu devrait avoir atteint « l’étape intermédiaire » qui stabilise les habitudes et procure une flexibilité adéquate. À ce stade, la personne est assez confiante dans le contrôle de son poids et n’est pas perturbée par les variations situationnelles du comportement. Ainsi, si la personne mange plus ou moins d’aliments « nutritifs » lors de certaines occasions, il y aura toujours un degré de modération ce qui, en conséquence, remplacera la peur, la frustration ou la culpabilité en satisfaction, en résilience et en confiance.

Éventuellement, avec suffisamment de pratique et d’expérience, une personne peut atteindre « l’étape de maîtrise » où les nouvelles habitudes deviennent entièrement automatiques et sont, en quelque sorte, une seconde nature. Dans ce stade, il y a encore place à l’amélioration pour atteindre le « stade expert ». Dans ce dernier, la personne peut développer de nouvelles idées et peut aussi enseigner aux autres. Ainsi, l’expert en contrôle du poids est arrivé à maîtriser son propre poids et peut aider les autres à faire la même chose. Plusieurs experts en contrôle du poids ont surmonté d’abord leurs propres problèmes.

Les étapes de contrôle du poids incluent l’étape de non motivation, l’étape de contemplation, l’étape de l’individu concerné mais désengagé et les étapes novice, intermédiaire, maître et expert.

Le traitement requiert une connaissance et une compréhension des étapes. Différentes stratégies sont appropriées pour les différents stades, mais ce qui est nécessaire, c’est le regard sur le degré de progression de l’individu dans son propre apprentissage.

Si le but du traitement est de créer des “experts”, l’approche devrait dépasser largement les diètes et les programmes d’exercices. Elle doit viser une analyse profonde de la motivation, des habiletés, des attitudes et de l’autorégulation du processus.

Évidemment, une personne ne peut pas devenir experte sans d’abord avoir été novice, intermédiaire et maître. C’est un processus, même un passionnant voyage.

Les 7 stades de contrôle du poids sont un guide pour le développement individuel.

Pour en savoir plus au sujet de ma recherche sur les 7 étapes, visitez notre page virtuelle:         Resultats de Sondage

Stephen Stotland, Ph.D.

Le poids du monde

Nous devrions apprendre à « transporter notre propre poids », disent-ils. Ceci signifie de prendre la responsabilité de soi-même et ne pas envisager de devenir un fardeau que les autres transportent. Certaines personnes en ont plus lourd à porter puisqu’elles ont eu la malchance d’être issues de circonstances familiales difficiles, d’environnements nuisibles et n’ont eu que peu d’opportunités pour l’éducation ou la croissance personnelle. Parmi ces êtres, certains d’entre eux ayant vécu des situations plus que désavantageuses ont émergé, ont trouvé des façons de prospérer et de devenir heureux – nous disons que de tels individus font preuve de « résilience ». Ils ont découvert comment se délester du poids inutile de la vie, pour ne conserver que ce qui est essentiel et valable à leurs propres yeux.

Pourquoi sommes-nous si nombreux à sembler « courbés » par nos émotions et nos problèmes, comme si nous transportions « le poids du monde » sur nos épaules ? Pourquoi ne pas simplement constater la lourdeur de ce poids, et, après ce constat, se permettre de se sentir léger et libre ? Ce n’est pas strictement une question rhétorique, mais un problème philosophique et psychologique central. Chacun de nous devrait regarder profondément à l’intérieur de lui-même, observer son âme, son passé, son présent et imaginer le futur pour donner un sens à l’existence, pour se voir clairement et finalement dire : « Je comprends pourquoi je fais ça ». C’est ainsi qu’il sera possible de lâcher prise après.

Pour nous comprendre nous-mêmes, nous dirigeons notre regard vers l’intérieur. Cependant, nous pouvons aussi apprendre à regarder de l’extérieur, se voir comme un autre pourrait le faire, comme un observateur. En ce sens, se contempler physiquement, voir son propre corps, sa propre posture, ses propres expressions faciales, ses propres mouvements. Regardez comment vous faites les choses, observez votre attitude. Pour donner un simple exemple très significatif, regardez comment vous mangez. Quelle est votre attitude à l’égard de la nourriture? Évaluez-vous la nourriture? La respectez-vous? Est-ce qui vous lui accordez l’attention qu’elle mérite? L’utilisez-vous de façon économique ou la gaspillez-vous ? La consommez-vous lentement dans un plaisir conscient ou agressivement et trop rapidement ? Regardez votre attitude à l’égard de la nourriture et de l’acte de manger comme étant le reflet de votre attitude à l’égard de vous-même, des autres et de la vie elle-même. Peut-être que c’est une idée très radicale, mais donnez-lui une chance…

Lorsque nous portons un fardeau émotif trop lourd, il va ressortir de plusieurs façons qui semblent minimes mais ultimement, d’une manière très significative à travers le quotidien – en mangeant, en dormant, en bougeant, en respirant. Le dilemme humain primordial est de devenir conscient de soi-même et de trouver le sens philosophique de notre vie. Et ce n’est pas simplement un exercice intellectuel et académique, mais la clé de la santé et du bonheur !

Stephen Stotland, Ph.D.