C'est un sujet difficile, mais peut-être que c'est le moment de «faire face à la musique».
Tous les compulsifs jettent le blâme de leur comportement sur quelque chose... Quelque chose qu'ils persistent à dire être temporaire... Il y a toujours demain...Donc, ils se mentent à eux-mêmes... Ultimement, ils mentent aussi aux autres personnes... C'est inévitable lorsque la honte s'introduit, et la dissonance cognitive augmente pendant que le comportement devient de plus en plus secret... Et de ce fait, les mensonges et les déceptions sont nécessaires pour maintenir cette réalité secrète, ce qui est loin d'augmenter l'estime de soi ou la force nécessaire pour surmonter la compulsion.
Pourtant, le compulsif est différent du vrai dépendant... Le dépendant est loin de questionner ses habitudes, il n'éprouve pas ou presque pas de culpabilité... Sa dépendance est un besoin... Le dépendant ment d'une myriade de façons...
Le gourmand est une personne consacrant beaucoup d’amour à la nourriture, croyant qu'il est plus en amour avec la nourriture que tout le monde, qu'il est plus capable que les autres de ressentir du plaisir à travers l'acte de manger, etc. Il existe même une élévation puisqu'il attribue à la nourriture la place centrale dans sa personnalité, presque à un niveau spirituel. Le gourmand est, en conséquence, un dépendant qui habille les faits de façons socialement acceptables; en d'autres mots, c'est correct pour lui de manger autant, même nécessaire.... Le gourmand ment à propos de l'importance de manger, créant et défendant plutôt un style de vie déséquilibré, plus proche de la gloutonnerie que du fin palais d'un gourmet.
Le mollasson, communément appelé couch potato, est un autre type de compulsif...La compulsion est ici inactive et axée sur la paresse, si vous voulez... Pour cette personne, l'option la plus séduisante est celle qui demande le moins d'effort physique possible... Cette personne ment aussi, disant que c'est trop difficile de bouger, trop douloureux, que ça le coupe de tous les plaisirs. C'est un mensonge parce qu'il y a toujours la possibilité de s'améliorer ou de se réjouir. Mais le mollasson n'éprouve aucun besoin de progresser puisque tout doit rester confortable... Pourtant, dans le quotidien, on voit plusieurs personnes qui se rétablissent malgré toutes sortes d'incapacités physiques et de blessures puisqu'elles mettent en oeuvre l'intention, la détermination et la pratique persistante pour changer... Donc, c'est un mensonge de croire qu'il n'y a pas d'espoir et que la seule option est celle de l'habituel mollasson, soit celle de ne rien faire.
Chacun d'entre nous est un peu compulsif, dépendant, gourmand ou mollasson, engagé dans une variété de déceptions personnelles et dans différents types de mensonges.
Comment arrêter de mentir? De façon générale, cela prend un support quelconque.... parce que le menteur a besoin de faire confiance à au moins une personne. Il doit être honnête avec au moins une personne.... C'est tout ce qui est nécessaire.
Stephen Stotland, Ph.D.
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