Monday, February 8, 2010

L’acte de manger et les émotions

L’acte de manger ne devrait vraiment pas être associé aux émotions. Manger devrait viser à satisfaire les besoins physiques au lieu de combler les besoins émotionnels.

À l’origine, manger est associé aux besoins de l’enfant, car c’est l’action qui vise à soulager ce dernier de la détresse. Nous n’avons qu’à penser aux pleurs du bébé qui cessent immédiatement lorsqu’on commence à l’allaiter. De ce fait, la nourriture a toujours été étroitement reliée autant au confort physique qu’émotionnel.

En conséquence, ce n’est pas surprenant que la nourriture continue à être en relation très étroite avec les émotions des adultes. Plusieurs de ces derniers admettent ressentir de fortes émotions lorsqu’ils mangent trop. Ces émotions peuvent s’avérer négatives (anxiété, colère, dépression), positives (célébrations, relaxation, joie) et déterminantes dans la baisse d’énergie (ennui, insomnie, fatigue).

Les personnes vivant une relation intense entre la consommation de nourriture et les émotions ressenties éprouvent des sentiments de perte de contrôle sur l’acte de manger et sur leur poids. Avec le temps, cette relation diminue considérablement en importance et en intensité lorsque les gens démontrent une nette amélioration de la gestion de leur poids.

Garder la consommation de nourriture « émotionnelle » en contrôle demande un apprentissage dans l’association de l’acte de manger avec la relaxation plutôt qu’avec le stress ou avec la gestion, l’ajustement ou simplement avec la façon de vivre les émotions. La thérapie de groupe ou individuelle peut énormément aider à surmonter l’association de l’acte de manger avec les émotions.

Savourez les simples plaisirs de la vie !

Stephen Stotland, Ph.D.

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